Résultats 4 214 ressources
-
-
-
-
-
-
-
Au cours des dernières décennies, les restructurations d'entreprises ont connu une transformation majeure. En plus des restructurations ponctuelles, de type « crise » dans des secteurs de l'économie en déclin, il est possible de constater des restructurations de type « permanent » dont l'objectif principal est la quête de profit et l'augmentation de la productivité de l'entreprise. Perçus comme nuisibles à la rentabilité des entreprises, la syndicalisation, la négociation collective et les moyens de pression, poussent ainsi certaines entreprises à se restructurer. Les restructurations d'entreprises, produit de l'exercice de la liberté d'entreprendre, impliquent des conséquences importantes sur l'emploi des travailleurs, en plus d'affecter à bien des égards leur liberté d'association. Dans cette perspective, il est pertinent de s'interroger sur l'articulation entre la liberté d'entreprendre et la liberté d'association dans le contexte de restructurations d'entreprises. Les différentes théories du droit s'accordent quant à l'importance de la cohérence du système juridique tant à l'interne qu'à l'externe. L'essentiel de notre analyse repose, en conséquence, sur un souci de cohérence du système juridique lors de l'affrontement des libertés d'entreprendre et d'association dans le cadre de restructurations d'entreprises, par le biais, entre autre, de l'étude de la juridicité et de la normativité de ces principes du droit. D'une part, la liberté d'association est un principe du droit à statut constitutionnel, d'ordre public et qui occupe une place importante en droit international. D'autre part, la liberté d'entreprendre est un principe du droit implicite, dont les fondements et la mise en œuvre demeurent ambigus. Pourtant notre étude démontre que la jurisprudence accorde une interprétation restrictive à la liberté d'association et large à la liberté d'entreprendre. Cette réalité accorde à la liberté d'entreprendre une mainmise sur la liberté d'association, particulièrement dans les cas de restructurations d'entreprises. Il n'y a qu'à citer comme exemple le droit de cesser de faire affaire même pour des motifs socialement condamnables, énoncé à plusieurs reprises par la Cour suprême du Canada. Le principe de cohérence du système juridique devrait nous amener à une interprétation plus large de la liberté d'association afin de respecter la hiérarchie des droits et d'autres principes généraux du droit, tels que l'égalité, la dignité et la bonne foi, et ce, même si cette interprétation a parfois pour effet de restreindre la liberté d'entreprendre dans le contexte de restructurations d'entreprises.
-
-
-
En droit de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA), la création du groupement d’intérêt économique (GIE) représente une opportunité laissée aux entreprises de mettre en commun leurs moyens pour accroître leurs activités économiques. Mais paradoxalement, le GIE n’est pas très utilisé par ses destinataires. Il fait ainsi l’objet d’un silence des acteurs qui conduit à s’interroger sur son attractivité. Il apparaît à l’analyse que l’un des attraits du GIE est voulu par la loi, mais qu’il est fortement compromis. En effet, les membres disposent d’une très grande liberté dans la constitution et le fonctionnement du GIE. Cette liberté n’a de limites que dans quelques règles impératives tournées vers la protection des tiers, notamment l’inopposabilité aux tiers des clauses limitatives des pouvoirs de l’adminsitrateur ou des administrateurs et la responsabilité indéfinie et solidaire des membres par rapport aux dettes du GIE. C’est cette responsabilité indéfinie et solidaire des membres relativement aux dettes du GIE qui compromet sérieusement l’attractivité de ce dernier. Il est cependant possible de rendre le GIE plus attractif par l’utilisation des conventions qui permettent à ses membres d’accorder des avantages particuliers aux nouveaux membres par contrat et aussi d’exclure la solidarité aux dettes par des accords avec les tiers contractants. Ces conventions pourraient assurer la sécurité du crédit par le recours aux garanties.
-
-
-
-
-
-
Explorer
Thématiques
- Droit des assurances (592)
-
Droit civil
(338)
- Droit des obligations (141)
- Droit des personnes et de la famille (92)
- Droit des biens (74)
- Droit des successions (16)
- Droit maritime (277)
- Droit financier, économique, bancaire (262)
- Arbitrage, médiation, conciliation (239)
- Droit des sociétés commerciales (224)
- Droit commercial, droit des affaires (209)
- Droit du travail & sécurité sociale (196)
- Propriété intellectuelle, industrielle (174)
- Droit des transports et logistique (165)
- Droit pénal - Droit pénal des affaires (147)
- Droit communautaire, harmonisation, intégration (136)
- Procédures collectives (101)
- Droit des sûretés (82)
- Droit des investissements (69)
- Procédures simplifiées de recouvrement & voies d'exécution (69)
- Responsabilité sociétale des entreprises (68)
- Droit processuel (66)
- Droit de la concurrence (65)
- Droit de la consommation, distribution (61)
Thèses et Mémoires
- Thèses de doctorat (1 428)
- Mémoires (Master/Maitrise) (944)
Type de ressource
- Acte juridique (2)
- Article de colloque (14)
- Article de revue (1 109)
- Billet de blog (7)
- Chapitre de livre (19)
- Document (5)
- Enregistrement vidéo (16)
- Livre (112)
- Norme (6)
- Prépublication (16)
- Présentation (2)
- Rapport (15)
- Thèse (2 891)
Année de publication
-
Entre 1900 et 1999
(584)
-
Entre 1950 et 1959
(1)
- 1955 (1)
- Entre 1960 et 1969 (3)
- Entre 1970 et 1979 (76)
- Entre 1980 et 1989 (258)
- Entre 1990 et 1999 (246)
-
Entre 1950 et 1959
(1)
-
Entre 2000 et 2026
(3 615)
- Entre 2000 et 2009 (490)
- Entre 2010 et 2019 (1 767)
- Entre 2020 et 2026 (1 358)
- Inconnue (15)