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En droit OHADA des procédures collectives de sauvegarde, le débiteur fait l’objet d’une assistance. Elle concerne tant les actes d’administration que de disposition. Vu l’importance de ces actes de gestion sur lesquels elle porte afin d’atteindre les finalités de redressement de l’entreprise débitrice et le paiement de ses créanciers, la présente étude fait une analyse approfondie de cet aspect salvateur. Under OHADA law on collective safeguard procedures, the debtor is provided with assistance. This concerns both acts of administration and acts of disposal. In view of the importance of these acts of management in achieving the goals of reorganizing the debtor company and paying its creditors, the present study provides an in-depth analysis of this life-saving aspect.
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Avec de plus en plus de transactions commerciales effectuées par voie électronique, les litiges résultant d'intérêts conflictuels ou de malveillance deviennent inévitables, car Internet est devenu un terreau fertile pour divers abus. Ces abus vont de la rupture de contrat et des actes délictuels aux actes criminels. Il en résulte que l'utilisation d'Internet a donné une dimension différente à ces litiges. Cependant, comme le dit la célèbre maxime Ubi Jus Ubi Remedium, là où il y a un droit, il y a un remède. Le Cameroun, suivant cette tendance, a adopté un cadre juridique qui offre une panoplie de recours disponibles pour les victimes de violations du commerce électronique et d'infractions connexes, dans l'intention de rapprocher la partie lésée le plus possible de la position qu'elle aurait occupée s'il n'y avait pas eu d'abus. Le but de cet article est d'évaluer l'efficacité du cadre actuel pour remédier aux victimes de violations du commerce électronique et d'infractions connexes. L'article examine donc les bases des responsabilités en commerce électronique et les recours disponibles pour les victimes, mettant en évidence les difficultés qui rendent ces recours moins efficaces à cet égard. Plusieurs recommandations ont été proposées par cet article pour améliorer le statu quo. With more and more business being conducted through electronic means, disputes stemming from conflicting interests or malice become inevitable, as the internet has become a breeding ground for diverse abuses. These abuses range from contractual breaches and tortious acts to criminal acts. It follows that the use of the internet has given a different dimension to these disputes. However, as the famous maxim Ubi Jus, Ubi Remedium states, where there is a right, there is a remedy. Cameroon, following this trend, adopted a legal framework that provided a panoply of remedies available to victims of breaches of e-commerce contracts and related offenses to bring the aggrieved party as close as possible to the position he would have been in if there had been no abuse. The purpose of this article is to assess the efficiency of the present framework for remedying victims of e-commerce breaches and related offenses. The article thus examines the basis for liabilities in e-commerce and the remedies available to victims, bringing out the difficulties which render these remedies less efficient for the purpose. Several recommendations have been proffer by this article to improve the status quo.
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L’État Camerounais désireux d’attirer des investissements agro-industriels directs se montre parfois complaisant au détriment de la maitrise des impacts locaux de ces entreprises sur l’environnement. Situation qui est permanemment source de conflit avec les communautés locales qui aspirent à protéger leur espace ressource. Dans un contexte de contestations sociales, les entreprises sont de plus en plus interpellées sur leur engagement à la responsabilité sociétale et leur redevabilité environnementale envers leur territoire d’action. Paradoxalement, alors que le Cameroun a adhéré aux idéaux de développement durable, un foisonnement d’initiatives et d’expérimentations faites sur le terrain mettent en exergues plusieurs insuffisances d’une responsabilité sociétale hybride, intuitive qui ne permet pas véritablement à ces entreprises de contribuer au développement durable de leur localité d’implantation et de satisfaire aux attentes des populations locales. Cette réflexion prendra appui sur l’approche des parties prenantes de la responsabilité sociétale des entreprises afin d’en proposer un modèle co-construit adapté à la préservation des intérêts écologiques dans l’ancrage local des entreprises du secteur agro-industriel au Cameroun.
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Le droit de propriété est présenté comme un droit absolu. Tout propriétaire ne peut être privé de sa propriété sans son consentement ou hors des cas prévus par la loi. Or c’est justement au titre d’une obligation légale que certains propriétaires sont tenus d’exploiter leur bien. C’est en cela que cet objet d’étude porte sur l’obligation d’exploiter un bien. Il consiste à retracer les manifestations d’une telle obligation en droit privé et d’en analyser les conséquences, particulièrement sur le droit de propriété. Il s’agira, préalablement, de s’attacher à la notion même d’exploitation. Bien qu’il existe plusieurs acceptions de cette notion, seule l’exploitation comme activité sera retenue dans le cadre de cette étude. Ainsi, exploiter renvoie à l’action de tirer profit ou bon parti de quelque chose considéré comme objet d’exploitation. Cette étude s’articule autour d’un double constat. D’une part, l’obligation d’exploiter a pour particularité de concerner une diversité de bien (brevet d’invention, marque, fonds de commerce, fonds rural) et par la même une pluralité de matières (droit des biens, de la propriété intellectuelle ou droit rural). L’obligation d’exploiter est ponctuellement intégrée par le législateur en droit positif. On la retrouve ainsi en droit rural notamment lors de l'exercice du droit de reprise ou du droit de préemption, en droit des baux commerciaux lors de l'exercice du droit au renouvèlement, mais encore en droit de la propriété intellectuelle. Mais parfois, cette même exigence d’exploitation est expressément formulée lorsque le législateur sanctionne un défaut d’exploitation, il en est ainsi en droit des brevets lorsqu’une licence obligatoire s’impose au titulaire du brevet en cas de non-exploitation ou d’abandon d’exploitation depuis plus de trois ans. Outre une obligation légale, l'obligation d'exploiter un bien, peut être d'origine contractuelle et être stipulée dans un contrat sous forme de clause d'exploitation. Une telle obligation d'exploiter peut également être prévue dans le cadre d'une stipulation contractuelle prévoyant la rémunération due par le cessionnaire au cédant sous la forme d'une redevance proportionnelle à l'exploitation. D’autre part, les biens concernés par cette obligation, présentent une caractéristique commune, ils sont tous créateurs de richesse dès lors qu’ils sont exploités. Or, la nature de ces biens justifie la présence d’une telle obligation afin de préserver et maintenir leur valeur et par la même leur propre existence. L’étude de l’obligation d’exploiter un bien, permet de mettre en exergue la nécessaire articulation entre les impératifs juridiques et les considérations d’ordre économique, tel que la préservation du potentiel économique de ces biens conditionnée à leur exploitation. L’intérêt de l’étude menée est d’apporter des éléments de réflexion sur les incidences juridiques de la mise en œuvre de cette obligation sur le droit de propriété, en ce que les prérogatives inhérentes à ce droit peuvent être menacées par cette obligation qui influence sur le droit d’user de la chose à la fois pour le propriétaire mais également pour le simple détenteur. Le titre de propriété lui-même peut être mis en péril. De telles atteintes au droit de propriété se justifient soit par des considérations d’intérêt général, soit par des considérations d’intérêt privé. Des éléments communs caractérisent ces différents biens concernés par cette obligation d'exploiter, notamment celui d'avoir un pouvoir de création de richesse indépendamment des modalités d'exploitation choisies par le propriétaire ou locataire, il conviendra dès lors d’analyser la nature et le régime d’une telle obligation.
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Financial technology (Fintech) is a rapidly growing industry, both locally and globally. In various ways, Fintech is undeniably transforming financial services and products in every possible part of the financial sector by changing how people access and use financial services. By using innovative technologies, such as distributed ledger technology and cloud technology, and combining large data sets, including alternative data sets, better products can be provided that can be hyper-personalised for market segments and improve access and participation in respect of financial services. Fintech is solving issues that touch the consumer, through a bottom-up approach, considering the retail consumer as a starting point, in contrast to the common traditional finance evolution from the institutional investors to the retail consumer in a top-to-bottom approach. What is exciting about what Fintech can do for Africa, is that it can move inefficiencies in services and product life cycles to become efficiencies and move the frontiers for already efficient products and services. Fintech, therefore, provides an opportunity to improve the archaic and pave the way for the future. This study focuses mainly on crypto assets to limit its scope. It first examines the Fintech landscape in Africa, more specifically, the activity level in each selected comparative country, namely Mauritius, Kenya, Zambia, Namibia and South Africa, and how the activity benefits or can potentially benefit the economy in the host country and lead to the deepening of financial inclusion. It further examines the regulatory frameworks in those countries. The study examines the regulatory approach taken and the local activity, exploring some of the risks identified in each country, and considers the requirements that regulators chose to implement to mitigate these risks, as well as the current state of regulatory frameworks. Consideration is given as to whether similarities in both the risks and the mitigation requirements exist and how this can be aligned across jurisdictions. Recently, international standard-setting bodies have increased their focus on ensuring the alignment and cooperation of regulatory approaches globally. In light of the call for alignment and increased collaboration through policy recommendations and guidance, and or regulators to provide comprehensive and effective regulatory approaches without stifling innovation, this study considers the theoretical possibility of allowing certain Fintech companies, specifically crypto asset service providers (subject to specified conditions) to operate across jurisdictions with a trans-border licence. This study examines Europe’s Markets in Crypto Assets Regulation, as it was the first of its kind continental-wide framework for crypto assets, offering numerous lessons to be learned from this framework. The Commonwealth Model Law on Virtual Assets is also considered, as it is intended to assist member countries in implementing Virtual Asset and Virtual Asset Service Provider regimes in their respective jurisdictions, as they deem appropriate. Lastly, the study will explore what a theoretical trans-border regulatory framework containing prudential and market conduct requirements could look like and what embedded supervision tools, for instance, through forensic nodes or zero-knowledge proofs, could be utilised to ensure that all the regulators participating as part of a licencing panel receive real-time data and have a full view of the level of compliance with the requirements imposed by the joint framework and can proactively and intrusively act, when needed. The proposed trans-border regulatory framework aims to support crypto asset service providers with multi-jurisdictional strategies in Africa in scaling their operations, with a focus on building Africa as a global Fintech hub. The proposed framework aims to achieve this through a harmonised regulatory framework that simplifies compliance, increases efficiencies, enhances innovation, allows for scalability, and better risk management. In addition to the goal of positioning Africa as a globally recognised Fintech hub, the harmonised framework aims to realise the purported benefits of the technologies utilised by crypto asset service providers, thereby deepening financial inclusion and promoting inclusive economic growth through increased access and participation, as well as lower costs.
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Corporate law is in a moment of vibrant and contentious discussions about potential reforms. As firms exit Delaware, passive investment predominates, private equity expands, and public markets decline, corporate law faces a growing set of challenges that threaten its stability and efficacy. At the same time, the world faces pressing crises, including climate change, social and economic inequalities, and threats to democracy, though corporate law scholars typically consider these crises to be outside corporate law’s remit. In this Article, we argue that to understand and address the multidimensional crises that face both corporate law and society, we must address shortcomings in corporate law doctrine. We show how modern corporate law, shaped by neoclassical economic theories, provides an incomplete picture of the firm, and we propose an expanded theoretical perspective that draws from organization theory, a field long dedicated to understanding the complexities of the firm. This updated perspective demonstrates how firms actually consist of multiple constituents, including workers, the environment, and shareholders, who invest different forms of capital in the firm: labor capital, natural capital, and financial capital. It further shows that modern corporate law entrenches problematic power imbalances, privileging boards and insider shareholders over workers, the environment, and minority shareholders. Moreover, building on organization theory, we explain how corporate law fundamentally shapes and constrains firm behavior, leading these entrenched power imbalances to generate far-reaching negative consequences. To address these shortcomings, we propose redesigning board representation, fiduciary duties, and executive compensation to empower workers, the environment, and minority shareholders in relation to boards and insider shareholders. Integrating the organizational and economic perspectives can help address problematic power imbalances and ultimately provide a more effective corporate law framework to govern firms and serve society.
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The use of artificial intelligence (AI) builds up the accounting system efficiency, increases data entry accuracy and simplifying the accounting process. The aim of the study is to prove the effectiveness of modern AI-based information technologies (IT) in accounting and the possibilities of AI application for process optimization. The effectiveness and efficiency were proven using comparison methods, statistical analysis, graphical cause-and-effect analysis, modelling using the linear regression method. The assessment was carried out using quantitative and qualitative indicators of labour productivity and process optimization. The results of the study showed that 18 accounting department employees on average are needed to perform standard transactions in the companies studied without AI. With AI, 1 person can handle such a volume of work. Accordingly, with the implementation of AI, the average reduction in Transaction Processing Time per Week is 696.26 hours. Regression analysis confirmed that the implementation of AI increases the companies’ productivity in terms of Transaction Processing Time. Reducing the Data Processing Complexity by one unit leads to a reduction in transaction processing time by 592.69 seconds. Each percent increase in Data Entry Accuracy contributes to a reduction in processing time by 5135.51 seconds. The prospects for implementing AI in accounting include further improving algorithms to increase the accuracy and speed of transaction processing, optimizing material and time consumed.
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The present article explores the implication of fairness as a regulatory and competition law concept applied to digital and Artificial Intelligence markets, in light of recent law and policy developments targeting the interaction between data, market power and competition law. Much of the policy discussions, legislative proposals as well some emerging case law elevate the matter of “fairness” in the context of digital markets and AI, creating both a novel regulatory framework as well as encouraging competition law to curb “unfairness” of said markets and related “unfair practices”. The interface between intellectual property rights and competition law is of utmost importance in this context, where we might find similar analogous insights as we can find regarding the matter of fairness within traditional EU competition law. Further, the question remains whether the “fairness norm” expressed in regulatory acts such Digital Markets Act, EU AI Act and the EU Data Act are akin to the “fairness” norms found in Union competition law, mainly under Article 102 Treaty on the Functioning of the European Union (TFEU).
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La dématérialisation et la numérisation croissantes de notre économie ont élevé les données au rang de matière première indispensable. La valeur des données réside dans leurs exploitations potentielles. C’est pourquoi leurs détenteurs cherchent à maximiser leurs revenus en limitant l’accès. Ce constat souligne les enjeux de gouvernance des données. La problématique de la réservation des données a alors émergé. Le constat est que la propriété intellectuelle ne parvient pas à appréhender pleinement la donnée. Néanmoins, l’analyse du droit positif révèle l’existence de mécanismes du droit commun permettant une réservation des utilités des données, tels que le contrat, la concurrence déloyale et parasitaire et le secret des affaires. Bien que ces mécanismes offrent une réservation, ils ne sont pas exempts de lacunes. Aussi, la question de la propriété des données a émergé et a suscité un vif débat. Cette interrogation a engendré un renouvellement des approches théoriques et pratiques du droit de propriété. Dans une approche prospective, un droit exclusif d’exploitation sur les données a été esquissé sous la forme d’un droit sui generis. Cet exercice de conceptualisation a mis en exergue les difficultés que pourrait entraîner une telle reconnaissance. Par ailleurs, il est impératif de trouver un juste équilibre entre la volonté d’appropriation des données et le droit d’accès des tiers à celles-ci afin d’instaurer un régime de protection à la fois efficace et équitable.
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Ouvrier à l’usine, candidat à l’Emission Koh Lanta, livreur de la plateforme numérique de travail TakeEatEasy, mannequin ou encore cadre en télétravail… sont autant de salariés, rassemblés sous l’empire du Code du travail, qui ne se ressemblent pas. Le salariat d’hier n’est sans doute plus celui d’aujourd’hui. Il s’accorde désormais avec les technologies de l’information et de la communication qui contribuent à une certaine autonomie des salariés mais aussi à la création de nouvelles formes d’emploi. Il ne faut pourtant pas en conclure à l’obsolescence de la subordination. Ce critère du contrat de travail mérite certes d’être modifié – pour prendre en compte un pouvoir de direction de l’employeur qui s’invisibilise de plus en plus – mais il a tout de même su faire preuve d’une adaptabilité garantissant sa pérennité. Cette étude propose donc de sécuriser les frontières du salariat par l’étude et l’amendement de son critère de subordination afin de le réconcilier pleinement avec la notion d’autonomie. Ce faisant, il convient de déterminer qui est salarié et qui doit et ne doit pas l’être. Des stratégies sont mises en place pour éviter le salariat, il faut alors permettre au critère de subordination d’être sollicité de façon efficiente pour assurer une exacte requalification. Lorsque des stratégies sont, au contraire, mises en place pour détourner le salariat, cela amène à penser la nécessité d’un socle minimum des droits des travailleurs, s’ajoutant aux statuts existants, sous la forme d’un code général de l’activité professionnelle. A factory worker, a contestant on the television programme Koh Lanta, a delivery driver for the digital labour platform TakeEatEasy, a model, or a remote-working executive — all are employees, gathered within the scope of the Labour Code, yet they bear little resemblance to one another. The salaried employment of yesterday is, without doubt, no longer that of today. It now evolves in conjunction with information and communication technologies, which foster a degree of autonomy among employees while also giving rise to new forms of work. Nevertheless, this evolution should not be taken as signalling the obsolescence of subordination. While this defining criterion of the employment contract certainly merits re-examination — so as to take account of an employer’s managerial authority that increasingly operates in less visible ways — it has nonetheless demonstrated an adaptability ensuring its continued relevance. This study thus seeks to consolidate the boundaries of salaried employment through an analysis and amendment of its subordination criterion, with the aim of fully reconciling it with the notion of autonomy. In doing so, it becomes necessary to determine who qualifies as an employee, and who should — or should not — be regarded as such. As strategies are increasingly devised to circumvent salaried status, the criterion of subordination must be applied effectively to ensure proper reclassification. Conversely, when strategies are used to distort or exploit salaried employment, this calls for the establishment of a minimum foundation of workers’ rights, supplementing existing legal statuses, in the form of a General Code of Professional Activity.
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L’article dissèque les apports de la réforme récente de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, dans son aspect relatif à l’immunité d’exécution des personnes morales de droit public dans l’OHADA. Le nouveau texte a-t-il permis d’obtenir des avancées décisives sur cette question ? Le doute est permis. Ainsi, cette étude démontre que, malgré quelques avancées notables, surtout en termes de clarification concernant l’identité des personnes morales publiques bénéficiaires de l’immunité d’exécution, l’on ne saurait parler d’une « révolution copernicienne ». La réforme pêche par son manque d’ambition et d’audace. Alors que le contexte était favorable au changement consacrant l’immunité d’exécution relative, le législateur de l’OHADA a plutôt fait preuve de minimalisme, en maintenant le caractère absolu et exorbitant de ce privilège et en introduisant de nouveaux tempéraments à l’immunité dont le caractère véritablement novateur mérite d’être relativisé. Il n’a pas su non plus, dans une perspective de modernisation de son droit de l’exécution, renforcer davantage la protection des créanciers, en mettant entre leurs mains des moyens de pression extrajudiciaires et juridictionnels, complémentaires aux voies d’exécution ordinaires, qui permettent l’exacte exécution des créances publiques. Le législateur a ainsi manqué une véritable opportunité de s’aligner sur les évolutions contemporaines observées en droit international et dans certains droits étrangers, favorables à l’immunité restreinte ou fonctionnelle. Finalement, seule l’intervention décisive de la CCJA qui, au moyen d’une sage et courageuse application du nouveau dispositif, pourra contribuer à un plus grand assouplissement de l’immunité absolue d’exécution.
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Le commerce électronique au Mali connaît une forte croissance, mais l’inadaptation du régime fiscal, notamment en matière de TVA, engendre d’importantes difficultés. La nature immatérielle et extraterritoriale des transactions numériques complique leur contrôle, favorisant ainsi l’évasion fiscale et la fraude. De plus, l’identification des acteurs du commerce numérique reste un défi majeur, rendant l’application de la législation fiscale inefficace. Pour y remédier, une réforme s’impose particulièrement par la mise en place d’un mécanisme de collecte de la TVA par les plateformes en ligne, comme l’ont fait le Kenya et le Nigeria. Cette mesure permettrait de mieux encadrer la fiscalité du commerce électronique, d’assurer une concurrence équitable et d’optimiser la mobilisation des recettes fiscales.
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Cet article est une étude analytique des solutions de compromis élaborées afin de satisfaire les promesses faites par les États et les institutions communautaires relativement à la bonne administration de la justice. Tout le processus de production et d’exécution des décisions de justice s’y trouve mis à l’épreuve dans l’analyse empirique. Cette étude présente un intérêt particulier dans la mesure où certains États ont procédé à une relecture de leurs Codes de procédure susceptibles d’avoir des incidences sur le processus de légitimation des décisions de justice. L’analyse démontre que l’ambition affichée demeure toujours la recherche d’une légitimité des décisions de justice eu égard à l’évolution des contextes socioculturels et socio-économiques. Cela entraîne nécessairement, en raison de la prolifération des espaces d’intégration (juridique et économique), des difficultés de trouver un équilibre entre le respect du droit processuel positif et les règles coutumières en certaines matières. Enfin, trente ans après l’adoption des espaces d’intégration, l’heure est au bilan, car le droit national ne peut être appliqué de façon systématique et isolée en toutes circonstances.
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OHADA Law plays a crucial role in fostering economic growth and regional integration by harmonizing business regulations in the era of globalization and trade liberalization. This study examines the legal framework surrounding company membership under OHADA Law. While certain individuals such as legally incapacitated persons or those facing legal prohibitions cannot become company members, the law provides alternative solutions. The study explores the distinction between members and shareholders and clarifies the eligibility criteria for company membership. Using an analytical approach, this research finds that any natural or corporate entity, unless restricted by legal incapacity, prohibition, or incompatibility, can be a company member under OHADA Uniform Act. Furthermore, the law offers flexibility for incapacitated individuals by allowing legal representatives to act on their behalf.
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Le principe en DIP selon lequel les contrats sont soumis à la loi choisie par les parties, dite loi d’autonomie, est largement remis en cause. La théorie objective conteste les fondements de la thèse subjective et les conséquences de son application. Il est admis partout que la volonté n’est qu’un indice de localisation du contrat et que cette volonté ne peut s’émanciper ni errer à la recherche d’un pays avantageux sans lien objectif avec le contrat. Mais la thèse du rattachement fonctionnel qui consiste à lier le contrat à l'ordre juridique dans lequel il déploie sa fonction économique ou sociale en identifiant cet ordre au lieu où le débiteur de la prestation caractéristique à sa résidence est discutable à nos yeux. Dans les États d’Afrique, il est nécessaire d’accorder une place beaucoup plus importante à la prestation caractéristique comme facteur de rattachement, mais ceci, par le biais de son lieu d’exécution. Cette démarche de surclassement de la prestation caractéristique dans la détermination de la loi applicable se justifie par l’essence même du contrat qui est d’être exécuté, et par la nécessité de préservation des intérêts du DIP qui dans le droit constitue la science de la tolérance et de l’acceptation des peuples dans leur diversité.
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ENGLISH ABSTRACT: The Constitution of the Republic of South Africa, 1996 (“Constitution”) enshrines the right to equality, emphasising “the full and equal enjoyment of all rights and freedoms”. This commitment embodies the principle of substantive equality, which extends beyond mere formal equality by addressing systemic inequities and striving for transformative change. The pursuit of transformative equality is underpinned by two constitutionally mandated mechanisms: affirmative action and the prohibition of unfair discrimination, both direct and indirect. Within this framework, the prohibition of unfair discrimination serves a dual purpose: It establishes a foundation for defending formal equality while simultaneously acting as a transformative tool, particularly in safeguarding against indirect discrimination. In a transformative context, the concept of protection against indirect discrimination specifically is significant as it acknowledges that equal treatment can still perpetuate inequality. The concept has the unique ability to identify hidden barriers and protect against more subtle forms of unfair discrimination, rendering it instrumental in advancing substantive equality and promoting long-term, systemic change. Yet, despite its transformative potential, the application of protection against indirect unfair discrimination in South African employment jurisprudence remains underdeveloped. And even in jurisdictions where the concept has received greater attention (for purposes of this study, the United States of America, Canada and the United Kingdom), it has not significantly advanced substantive workplace transformation. The reasons for this limited success are partly shared across these jurisdictions and partly unique to South Africa. Given the above, the primary objectives of this study are threefold: (i) to explore the protection against indirect discrimination in advancing transformative equality within the South African constitutional framework; (ii) to investigate the reasons for the limited development and application of this concept in South African employment law; and (iii) to assess whether the prohibition of indirect discrimination should be upheld as a distinct legal concept in employment law. These objectives were anchored by the fundamental question guiding the study: what role does the concept stand to play in employment law in SA in future and, if any, to what extent and in what form? The study begins by examining the broader concept of equality – a notion that is both complex and continually evolving. Key questions that are addressed include: What does equality mean? What are the objectives inherent to equality? What values underpin the concept? Following this exploration, the focus shifts to the role of equality within the South African Constitution, specifically the content of the right to equality as provided for in section 9 of the Constitution. This includes an overview of the constitutionally mandated mechanisms for enforcing equality, namely affirmative action and the prohibition of unfair discrimination, with particular attention to protection against indirect forms of unfair discrimination. The study thereafter narrows its focus to the application of the latter concept within South African employment law. It highlights the challenges that have hindered the effective development of the concept, which can be broadly categorised as conceptual and practical obstacles. The South African experience is compared to the development and application of the concept in the United States, Canada, and the United Kingdom, offering a comparative perspective on the concept’s evolution in the aforesaid jurisdictions. The study concludes by presenting suggestions and recommendations on the future role of indirect discrimination within South African anti-discrimination employment law. It also recommends strategies for more effective implementation of the concept.
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