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Ce mémoire propose une analyse comparative de l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la conformité bancaire, en s'intéressant aux approches européennes et canadiennes. Tandis que l'Union européenne a choisi de structurer cet encadrement à travers un règlement spécifique, le Canada avance de manière plus fragmentée, particulièrement depuis l'abandon du projet de loi C-27. Au fil de l'étude, plusieurs défis communs émergent : multiplication des normes, chevauchement des obligations, et insécurité juridique, autant de facteurs qui compliquent l'adoption d'outils d'IA dans le respect des exigences de conformité. L'analyse met en lumière les conséquences concrètes de cette fragmentation, notamment la hausse des coûts de conformité et un frein à l'innovation technologique. À partir de ces constats, ce travail propose des pistes pour clarifier et mieux articuler les règles existantes, en vue de bâtir un cadre plus lisible, cohérent et propice à l'innovation. En définitive, l’objectif poursuivi est d’esquisser les contours d’une régulation de l’IA adaptée aux défis du secteur bancaire, dans un contexte technologique en perpétuelle évolution. This thesis offers a comparative analysis of the integration of artificial intelligence (AI) into the field of banking compliance, focusing on the European and Canadian approaches. While the European Union has chosen to frame this integration through a specific regulation, Canada is advancing in a more fragmented manner, particularly following the abandonment of Bill C-27. Throughout the study, several common challenges emerge: the multiplication of standards, overlapping obligations, and legal uncertainty, all of which complicate the adoption of AI tools while ensuring regulatory compliance. The analysis highlights the concrete consequences of this fragmentation, including rising compliance costs and a potential slowdown in technological innovation. Based on these findings, this work proposes avenues for clarifying and better coordinating existing regulations, aiming to build a more coherent, understandable, and innovation-friendly framework. Ultimately, the goal is to outline a regulatory model for AI that meets the evolving challenges faced by the banking sector in an ever-changing technological landscape
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La procédure de régularisation fiscale en France des avoir étrangers non déclarés témoigne du combat de l'administration fiscale contre l'omission des déclarations des comptes bancaires et autres actifs situés hors de l'État de résidence des contribuables.À grand renfort de moyens matériels et humains ainsi que d'un arsenal juridique efficaces assurant une synergie des autorités compétentes à déceler une telle fraude, la présente étude traite également des enjeux et autres failles gravitant autour de cette procédure de mise en conformité fiscale.Dans cette optique, il convient de s'intéresser aux causes de la fraude fiscale et la favorisant, de s'interroger sur la volonté persistante à vouloir dissimuler ses avoirs à l'administration fiscale et enfin, de démontrer en quoi les mécanismes instaurés de dissuasion contre une telle fraude tendent conformément aux valeurs démocratiques. The procedure for the tax regularization of undeclared foreign assets in France testifies to the tax authority its fight against the omission of declarations of bank accounts and other assets located outside the tax residence of taxpayers.With the help of material and human resources as well as an effective legal arsenal ensuring a synergy of the competent authorities to detect such fraud, the present study also deals with the issues and other loopholes revolving around this tax compliance procedure.With this in mind, it is necessary to look at the causes of tax fraud and encourage it, to question the persistent desire to hide one's assets from the tax authorities and finally, to demonstrate how the mechanisms put in place to deter such fraud tend in accordance with democratic values.
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L’affaire C-252/21 (Meta c. Bundeskartellamt) traite de la conformité du RGPD avec les pratiques commerciales de Meta et explore la question du rôle de la protection des données dans l’équilibre du jeu de la concurrence, notamment en matière d’abus de position dominante. Elle met d’abord en avant l’hypothèse selon laquelle la collecte et le traitement illicite de données pourraient constituer un facteur de verrouillage du marché à l’endroit des potentiels concurrents tout en renforçant la position dominante de Meta. Ensuite, elle conforte l’idée selon laquelle créer de la concurrence loyale entre les exploitants des données personnelles pourrait constituer un levier capable de renforcer la protection des données personnelles. Bien plus encore, on pourrait déduire de cette affaire un dualisme patent entre l'ultralibéralisme des marchés voulu par le système capitaliste américain, qui prend fait et cause pour le comportement prédateur de Méta, et la volonté protectrice de l’UE à travers son dispositif RGPD et ses politiques anticoncurrentielles. Il s’agira alors pour nous d’analyser l’impact du modèle économique de Meta sur le droit de la concurrence tout en s’interrogeant sur la capacité des outils réglementaires à répondre à la problématique d’abus de position dominante.
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La rencontre entre les infractions sexuelles et l’environnement numérique soulève une question fondamentale : comment concilier les éléments constitutifs de ces infractions, avec la distance inhérente au numérique ? En effet, certaines infractions sexuelles, par nature corporelle, semblent a priori incompatibles avec la dématérialisation. Cependant, cette opposition entre matérialité et numérique n’est pas insurmontable. En se fondant sur une méthode qui privilégie l’application des qualifications de droit commun, l’étude interroge la pertinence et la plasticité de ces qualifications face à l'émergence de plus en plus préoccupante de pratiques sexuelles numériques répréhensibles. C’est ainsi qu’une lecture contemporaine, dynamique et finaliste des incriminations existantes permettrait, dans de nombreux cas, d’intégrer sans bouleversement normatif les nouvelles manifestations liées au numérique des infractions sexuelles. Cette approche n’exclut pas, de manière subsidiaire, le recours àdes qualifications spéciales lorsque la spécificité des comportements ou des atteintes l’impose. L’objectif est ainsi de mesurer l’effectivité des instruments juridiques existants, tout en évaluant leur capacité à protéger les victimes et à prévenir les comportements illicites, dans un univers numérique où la matérialité des actes et des preuves est profondément bouleversée, à travers une analyse globale qui se déploie tant à l’égard des incriminations qu’à celui de la répression.
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Les partenariats entre fintechs et banques à l’ère de l’intelligence artificielle redéfinissent les modèles économiques et stratégiques du secteur financier. Face aux mutations technologiques, les banques traditionnelles s’associent aux fintechs pour innover, optimiser leurs services et répondre aux attentes des consommateurs. Toutefois, ces collaborations soulèvent des défis juridiques majeurs en matière de responsabilité, de protection des données et de conformité réglementaire. Ce mémoire analyse ces enjeux en adoptant une méthodologie combinant analyse doctrinale, droit comparé et étude des cadres réglementaires existants. L’approche doctrinale a permis d’explorer les concepts clés des fintechs, des banques et de l’IA, en mobilisant les théories économiques et juridiques pertinentes. L’étude comparative entre l’Union européenne, les États-Unis et le Canada a mis en lumière les différences réglementaires, notamment en matière de protection des données et de régulation de l’innovation. Enfin, l’examen des cadres législatifs actuels et des tendances émergentes, telles que les regulatory sandboxes et les innovation hubs, a permis d’anticiper les évolutions nécessaires pour encadrer ces transformations. Les résultats montrent que si l’IA favorise l’innovation et l’automatisation des services financiers, elle pose également des risques en matière de transparence des algorithmes, de cybersécurité et d’équilibre concurrentiel. L’étude met en évidence la nécessité d’une harmonisation réglementaire et de mécanismes de gouvernance adaptés pour garantir un développement équilibré du secteur. Ce mémoire propose plusieurs recommandations, notamment le renforcement des cadres juridiques sur la responsabilité algorithmique, la création de normes internationales harmonisées et la mise en place de collaborations entre banques, fintechs et régulateurs. Ces mesures visent à assurer un environnement financier sécurisé, innovant et conforme aux impératifs de transparence et de protection des utilisateurs. Ainsi, les partenariats fintechs-banques s’imposent comme un levier stratégique incontournable, nécessitant une régulation adaptée pour concilier innovation et stabilité du marché.
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L'Europe a été à l'avant-garde de l'éthique de l'intelligence artificielle (IA), en élaborant des chartes et des principes non contraignants sur l'IA « digne de confiance ». Le terme « digne de confiance » est utilisé par l'Europe pour désigner les systèmes d'IA qui sont « éthiques », « légaux » et « techniquement robustes ». L'Europe a complété ces principes non contraignants par un texte de loi sur l'IA, connu sous le nom de règlement sur l'IA, ou AI Act. Le règlement sur l'IA est l'un des premiers cadres légaux au monde à réglementer les systèmes d'IA dans différents secteurs et cas d'utilisation, en mettant l'accent sur la sécurité et la protection des droits fondamentaux. Pour les questions opérationnelles, le règlement sur l'IA s'appuie principalement sur des normes techniques en cours d'élaboration. L'approche européenne combine donc trois niveaux d'instruments réglementaires : les chartes éthiques de l'IA, le règlement sur l'IA et les normes techniques.L'approche par la normalisation est traditionnelle dans le domaine de la sécurité des produits, mais dans le règlement sur l'IA, les normes sont également censées répondre aux préoccupations en matière de droits fondamentaux. Pour éviter de faire des choix normatifs difficiles, les organismes de normalisation jouent la carte de la sécurité en élaborant des normes qui restent à un niveau élevé. De plus, dans le cadre du règlement sur l'IA, la responsabilité de l'élaboration des normes techniques est déléguée à des organismes de normalisation privés, où les grandes entreprises multinationales sont surreprésentées et exercent une influence considérable. Ces normes sont également généralement payantes, bien que la situation puisse évoluer dans les années à venir après une récente jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne. Les experts en normalisation sont donc sous pression pour fournir des normes à temps et de bonne qualité. Europe has been at the forefront of Artificial Intelligence (AI) ethics, developing non-binding charters and principles on "trustworthy'' AI. The term "trustworthiness'' is used by Europe to designate AI systems that are "ethical'', "legal'' and "technically robust''. Europe has supplemented these non-binding principles with a binding regulation on AI, known as the AI Act. The AI Act is one of the world's first comprehensive frameworks for regulating AI systems across different industries and use cases, focusing on safety and protection of fundamental rights. The AI Act relies, for operational questions, mostly on technical standards that are in the course of development. The European approach thus combines three layers of regulatory instruments: AI ethics charters, the AI Act and technical standards.The standardisation approach is traditional in product safety, but under the AI Act, standards are also expected to address fundamental rights concerns. To avoid making hard normative choices, standardisation organisations are playing it safe, developing standards which remain at a high-level. Moreover, under the AI Act, the responsibility for developing technical standards is delegated to private standardisation bodies, where large multinational companies are over-represented and hold significant influence. These standards are also often locked behind paywalls, although the situation may evolve in the coming years after a recent case law from the Court of Justice of the European Union. Standardisation experts therefore face pressures to deliver standards on time and of good quality.
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This article seeks to examine the extent to which users of e-banking services are protected in Cameroon. Over the past decades financial transactions have gradually emerged from traditional methods to modern forms of banking. The Information and Communication Technology (ICT) has transformed the banking system into a digital arena. With e-banking, customers can access their bank accounts, transfer funds, pay bills, and check their accounts balances. Banks serve as the backbone of every modern economy and should be protected. The development of e-banking in the 1980s with the aid of ICT has rendered banks and their customers vulnerable to cybercrimes. As an effort to combat cybercrimes and ensure cyber security in Cameroon, the 2010 Cyber Law provides both substantive and procedural rules. It is rather unfortunate that, the measures put in place to ensure cyber security and protect bank customers against cybercrimes are to a greater extent ineffective. The main objective of this article is to determine the protection accorded to banks and their customers against cybercrimes. The method adopted in the course of this work is doctrinal wherein, both primary and secondary sources of data were collected. The findings reveal among others that, the measures put in place to combat cybercrimes within the banking sphere in Cameroon are not effective. There is lack of explicit definitions for cyber offences. Most of the offences provided by the 2010 Cyber Law are vague and ambiguous. We therefore recommend that, the 2010 Cyber Law should be amended to address the current issues of ICT. This amendment should include explicit definitions for the different forms of cybercrimes with severe sanctions. Banks are advised to put in place effective monitoring machineries to mitigate cybercrimes.
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PURPOSE : Financial institutions such as Bureaux de Change are susceptible to money laundering, posing a significant risk to a nation’s financial stability and security if not properly regulated and supervised. Botswana is a member of the Financial Action Task Force (FATF), a global organisation that sets standards, promotes policies to prevent money laundering, terrorist financing and arms proliferation, all to safeguard the global financial system. Efforts have been made to incorporate FATF recommendations on money laundering into the fiscal laws of Botswana. However, some deficiencies still remain. Although there are no recorded cases of money laundering in Botswana, Bureaux de Change entities are susceptible to it as their business involves cash transactions and rapid money transactions. This paper aims to analyse the challenges faced by Bureaux de Change entities in combating money laundering in Botswana. This will be done by assessing the effectiveness of the current regulatory framework and role of the regulatory authorities in combating money laundering within Bureaux de Change entities. DESIGN/METHODOLOGY/APPROACH : This paper provides a comprehensive examination of the obstacles faced by Bureaux de Change entities in Botswana when it comes to combating money laundering. A qualitative research method and doctrinal research method are both used in this context. FINDINGS : It is hoped that policymakers and other relevant persons will adopt the recommendations provided in the paper to enhance the curbing of money laundering in Botswana. RESEARCH LIMITATIONS/IMPLICATIONS : This paper is only limited to the regulation of money laundering within the Bureaux de Change entities in Botswana and does not provide empirical research. PRACTICAL IMPLICATIONS : This paper is useful to policymakers, lawyers, law students and regulatory bodies especially in Botswana. SOCIAL IMPLICATIONS : This paper suggests changes to the Bank of Botswana (Bureaux de Change) Regulations of 2004 to improve their effectiveness, robustness and competitiveness in combating money laundering. ORIGINALITY/VALUE : This paper is original research on the challenges of combating money laundering within Bureaux de Change entities in Botswana.
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The Financial Action Task Force (FATF) is a watchdog established to counter the abuse of the financial system by criminals for money laundering, the financing acts of terrorists and proliferation financing. For the FATF to achieve its mandate, it came up with a set of global standards in the form of Recommendations. The Recommendations seek to mitigate the risks of money laundering and terrorist financing and to assess whether FATF member countries are taking effective action to combat money laundering and terrorist financing. South Africa is a member of the FATF and therefore, is obliged to comply with the standards set to combat money laundering and terrorist financing and proliferation. The FATF uses assessments done through peer mutual evaluations. In other words, FATF members assess one another’s anti-money laundering and counter-terrorism financing (AML/CTF) regulatory frameworks for compliance with FATF’s standards. Following the FATF's assessment in the years 2003, 2009 and 2018, South Africa’s AML/CTF regulatory framework was found to be weak leading to greylisting in 2023. The greylisting of South Africa follows the findings of strategic deficiencies in the country’s implementation of the FATF AML/CFT standards. Greylisting by the FATF carries various economic and reputational implications for South Africa such as increased scrutiny from international partners resulting in increased compliance costs for financial institutions, an estimated reduction in South Africa’s gross domestic product (GDP) and a decrease in foreign direct investment (FDI). Since the greylisting, South Africa has embarked on a legislative and regulatory journey to address the shortcomings with a view to be taken off the greylist. This dissertation provides a detailed analysis of the FATF standards, evaluates South Africa's legislative and institutional responses in the form of the Prevention of Organised Crime Act 121 of 1998, Financial Intelligence Centre Act 38 of 2001 and the Protection of Constitutional Democracy Against Terrorist and Related Activities Act 33 of 2004, and assess their effectiveness in addressing the identified deficiencies. Recommendations are suggested to assist in fortifying South Africa’s AML/CTF regulatory framework.
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